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Actions culturelles

Inauguration de la Fresque de la Laïcité

Par Jean-Guy Maret, publié le mercredi 9 décembre 2020 16:22 - Mis à jour le lundi 23 août 2021 14:43
Les élèves lisent le texte de M Cherfi
"L’école laïque n’est pas une forteresse mais un lieu d’étude vivant, que la société laïque a intérêt à respecter et à protéger autant que possible, afin de lui permettre d’offrir aux élèves les meilleures conditions pour former leur esprit critique"

 

 

C’est à l’occasion de la journée de la Laïcité que le collège René Cassin d’inaugurer  une fresque réalisé par un Artiste local, le peintre, sculpteur et graffeur Nicolas Giraud alias 100 TAUR.

« Entrons en résistance contre les adversaires des valeurs de la République et poursuivons ce que nous savons faire : enseigner et co-éduquer les jeunes qui nous sont confies. » commente M Jean-Guy Maret, principal du collège.

C’est en présence de M Philippe Destable, directeur académique adjoint , de Mme Muriel Pruvot, conseillère départementale, Mme Josy Lassus Pigat, conseillère municipale, M Samuel Nicolas, directeur de l’IME de Montaudran, Mesdames les représentantes des associations des parents d’élèves, de M Nicolas Giraud, l’auteur de la fresque et de M Magyd Cherfi, chanteur, écrivain et acteur français, membre du groupe ZEBDA, qu’une délégation d’élèves et de membres de la communauté éducatives du collège ont accueillis pour cet évènement.

Des ballons ont été accrochés aux grilles du collège avec un message élaboré par chaque classe sur le thème de la Laïcité.

Après un discours de présentation du chef d’établissement, une présentation de la fresque par l’artiste, la place est laissée aux jeunes. Des élèves de 3ème ont lu le texte TRAHISON de Magyd Cherfy. Un moment intense et plein d’émotion.

Puis M Le directeur académique a tenu à remercier l’ensemble des participants et a rappelé l’importance des valeurs de la République.

Enfin M Cherfi conclut, cette cérémonie,  en offrant aux invités un texte :

« Saint-Orens, une école…

Je suis venu vous dire que l’école m’a sauvé la vie. J’y suis entré … je ne parlais pas français, je ne savais qui n’étais ni d’où je venais encore moins où je devais aller.

J’ai tout de suite aimé la douceur de la voix de ma professeure de cours préparatoire, je ne connaissais pas la voix douce d’un étranger je ne connaissais que celle de ma mère qui ne parlait pas français et qui avait peur des voix étrangères. A partir de voix, j’ai eu envie de revenir le lendemain, j’étais pressé d’entendre mon prénom prononcé en français et avec douceur, j’étais pressé qu’on me regarde comme si j’étais important, je ne savais pas qu’enfant on pouvait être important, qu’on pouvait être quelqu‘un, même petit.

Pour la première fois, j’étais fier de mon prénom et content d’appartenir à une famille de prénoms tous étrangers, tous prononcés avec douceur. 

Si dehors la vie était dure, en classe je retrouvais une famille, des frères, des sœurs traités d’égal à égal. C’est à l’école que j’ai découvert l’égalité, la fraternité et la liberté de dire ce que j’avais à dire, j’étais à l’école et j’ai compris que c’était là que vivait la France »

Quelle belle matinée…